Time flies

par IncomingPapa

 

Eh bah dis donc hein, ça file !

C’est pas tout ça bébé, mais c’est bientôt l’heure de, euh… De quoi déjà, attends ?

Sommes-nous le jour ou la nuit, déjà ?

Si je prends l’heure de ton dernier biberon moins vingt minutes de rots auquel je rajoute 4h dont je retranche une demi-heure par sécurité, sachant que tu dois prendre ton bain entre les deux…

Je dirais qu’il faut que je rrrrRRRRRHHZZZZZZZZZ

Hein quoi hein ? AAaaah. Pardon. J’ai dû m’assoupir. On disait quoi bébé ? Quelle heure est-il déjà ? Je sais plus.

Tu as remarqué comme le temps était élastique ?

Pour toi, c’est pas compliqué. J’imagine que ton organisme a des fonctions de base assez simples.

Une grosse fonction “ALERTE L’UNIVERS S’EFFONDRE SUR LUI-MÊME” qui se déclenche en deux occasions, très interconnectées :

A/ il n’y a plus de nourriture dans les tuyaux

B/ la nourriture qui était dans les tuyaux s’est échappée et gêne le confort de la position couchée

Étant donné que l’interconnexion entre ces deux occasions nécessite pas mal de travail, ça claque son nourrisson. Le fait que tu pionces, conséquemment, n’a que peu de rapport avec le fait qu’il fasse jour ou nuit. Malgré tous nos efforts, je le crains.

Tu as réussi au prix d’un effort inimaginable dénommé “C’est quoi ce bazar ça pique les yeux” par découvrir que parfois, il y a de la lumière. Bon. C’est un début.

Cependant, comme tu persistes ardemment à ne PAS le remarquer, “le truc sympa qui donne à manger avec de la fourrure sur la bouche” et “le truc sympa qui donne à manger dont l’odeur est trop cool” ne sont pas des automates.
Ils ont leur libre-arbitre. Enfin, ils essaient.
Disons qu’ils aimeraient bien.
S’il te plaît.
Pitié.

Une partie de leur vie à laquelle ils aimeraient bien appliquer leur libre-arbitre, par exemple, c’est le moment où il fait tout noir et plus froid, et où étonnement, tu ressens une vive angoisse à propos de, boarf, on sait pas trop quoi, hein.

Mais je m’égare. Là où je voulais en venir, c’est que depuis que tu es là, parfois le temps fait n’importe quoi. Entre deux biberons, par exemple (mais si, tu sais bien, les périodes où tu hurles car tu te sens vide, et tout d’un coup tu manques de t’étouffer parce que tu ressens trop de bonheur dans tes tuyaux à l’intérieur) le temps peut passer trèèèèès vite. Et soudainement, lorsqu’il est 2h du matin et que je dois attendre que tu daignes roter afin de te reposer pour que peut-être, tu te rendormes, eh bien le temps ne passe pas vite, houlala pfiouuuuuh.

Mais j’aime bien quand tu rotes, va. Tu fais ça très bien. Continue.
J’ai bien l’intention de te faire concourir contre tous les autres bébés roteurs.
TU VAS LES E-CLA-TER.

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